lundi, avril 19, 2010

10 ans de Glénans !

(Exceptionnellement en français, mais je pense que cela ne concerne que les lecteurs francophones.)

Donc cela fait 10 ans que j'ai fait mon premier stage de voile aux Glénans. Il s'agissait de deux semaines de croisière semi-embarqué (moitié à terre, avec découverte de la voile sur petit quillard, et une semaine à bord d'un confortable Dufour 30).

Cassont les mythes : non, Les Glénans, ce n'est pas une école de voile militaire, ni comme on l'entend encore, les 'fachos de la voile'... En fait, je ne crois pas avoir passé de meilleures vacances - mais à l'époque j'avais besoin de changer d'horizon -, et depuis, je renouvelle cette expérience chaque année (voire autant de fois que possible).

Cela fait maintenant 7 ans que je suis moniteur, ayant encadré 14 stages différents (soit 2 semaines par an), sur des supports tels que le Glénas 5.7, Open 5.70, Sprinto, Dufour 30, Sun Fast 43, Sun Fast 32, Dufour 325, et Elan 31.

J'ai au l'occasion de découvrir des lieux magiques, comme le golfe du Morbihan au lever de soleil, l'Aber Wrach au coucher de soleil, le Ras de sein par pétole, Belle île, Houat et sa plage et Hoëdic, Groix, Brehat la mangifique, Batz, l'ile d'Yeu, l'Odet et le Belon, Pot Blanc, Porquerolles, les îles du Frioul, les calanques de Cassis, Sète, le détroit de Messine, les canaries, Cascais, et les îles Scilly.

J'ai à peine touché le fond deux fois : une au mouillage (calcul de marée foireux, et pourtant refait 3 fois, avec réveil à 2h59 du matin pour replanter la 'pioche' 50 mètres plus loin, et envasement bien collant à force de rester dans le secteur rose d'un feu à secteur ...)

Pas de spi explosé, quelques petites blessures, quelques départ au tas (spi en drapeau en tête de mat, départ au lof avec spi en coquetier et GV qui tombe, taquet défait par l'écoute de spi baladeuse, et gros vrac avec voile d'avant déroulée par force 8...) mais rien de grave.

Quelques frayeurs aussi, comme ce coup de 50 noeuds de vent soudain en baie de Loctudy (7 noeuds de vitesse à sec de toile avec 43 noeuds de vent réel...) "Vous avez eu peur ? Non, t'étais super calme, on a juste trouvé bizarre que tu prennes la barre pour ne plus la lacher..." (dixit mes stagiaires).

Et des rencontres assez étonnantes. Un chanteur d'opéra, un réalisateur de cinéma, une ancienne serveuse de café passant son aggregation de lettre à 50 ans, un éleveur d'oies, et même un prêtre ! ( et oui, les voies du seigneurs sont plus impénétrables que la coque de son navire, ce qui l'a conduit à étudier la navigation et les marées !)

Cela m'a aussi donné l'occasion de rencontrer Romain, skipper (http://www.globe-skipper.com/fr/index.html), que je salue au passage, qui me fait le plaisir de me convier à des convoyages me coupant du monde pour quelques jours : France-Cannaries ou France-Grèce, plus quelques trajets en méditerranée sur un voilier de 27 mètres (ex-bateau de course, assez monstrueux avec son mat de 37 mètres...)

Pour ceux que ça intéresse : http://www.glenans.asso.fr/

N'hésitez pas à me contacter pour plus d'information !

2 commentaires:

Eric Le Goff a dit…

Finisterien d origine, j'ai de tres bons souvenirs des Glenans.
C'est l'un des plus endroits du monde...

Bertrand Delacretaz a dit…

Comme tu le sais j'ai découvert les Glénans en réel en octobre 2009, après avoir acheté le manuel en 1980 environ...un vieux rêve donc!

En tant que novice de la croisière et de la mer, j'ai appris énormément en deux semaines, avec des moniteurs compétents, sympas (et bénévoles)...le fait que la sécurité soit prise très au sérieux m'a beaucoup aidé à bien comprendre les enjeux et prendre confiance. Sur nos lacs suisses les contraintes sont un peu différentes, bien que le Léman ne soit pas triste quand il s'y met.

Bravo les Glénans, et merci à tous ceux qui s'y engagent!